Ce soir ?

Ligue 1 – OGC Nice : objectif podium

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Les Aiglons veulent prendre leur envol. Malheureux cinquième à égalité avec le Stade rennais (quatrième) et à trois points du podium, l’OGC Nice a tout de même décroché sa place pour la Ligue Europa Conférence au terme d’une saison 2021-2022 peu spectaculaire et loin de tout repos. Malgré le départ de Christophe Galtier pour le PSG, le club a retrouvé son ancien coach Lucien Favre et est parvenu à renforcer son effectif. Le « Gym » réussira-t-il à franchir un nouveau cap cette saison ?

À son arrivée à la tête du club azuréen à l’été 2019, le groupe pétrochimique britannique Ineos a fait basculer l’OGC Nice dans une autre dimension. Le projet était clair : « faire de Nice un club qui puisse arriver régulièrement au niveau européen, et y rester » en l’espace de trois à cinq ans. Trois saisons plus tard, force est de constater que le compte n’y est pas. Si le « Gym » s’est qualifié pour la Ligue Europa dès la première année, profitant d’une saison tronquée par l’épidémie de Covid-19, il a ensuite terminé 9e en 2021 puis 5e en 2022. Loin d’être conquis par les résultats du club, Jim Ratcliffe, son propriétaire, souhaite remettre de l’ordre dans la maison.

Un été mouvementé sur la Côte d’Azur

Après avoir encaissé le départ de Christophe Galtier, l’OGC Nice a ouvert un nouveau chapitre en faisant appel à un ancien de la maison, Lucien Favre (64 ans), de retour à Nice après deux ans sur le banc du Borussia Dortmund et plus d’un an sans effectif. Le technicien suisse retrouve ainsi un club qu’il entraîna de 2016 à 2018, mais désormais doté de moyens considérables. Il pourra notamment conserver la majeure partie de son groupe et devrait pouvoir s’appuyer sur un collectif jeune et talentueux pour tenter d’atteindre une Coupe d’Europe comme lors du dernier exercice.

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Si les dirigeants de l’OGC Nice ont peiné à lancer leur mercato estival, ils ont cependant considérablement accéléré leur recrutement à l’aube de la saison 2022-2023. Après les jeunes Rares Ilie (19 ans, Rapid Bucarest, 5 millions d’euros) et Badredine Bouanani (17 ans, LOSC, libre) ou encore le transfert définitif de Marcin Bulka (22 ans, PSG, 2 millions d’euros), quatre nouveaux renforts de poids ont rejoint les rangs du club azuréen. Il y a d’abord eu l’arrivée du jeune milieu français Alexis Beka Beka (21 ans, Lokomotiv Moscou, 12 millions d’euros), puis la signature du milieu international gallois Aaron Ramsey (31 ans, Juventus Turin, libre) ou encore celle du jeune et très prometteur défenseur central international espoir italien Mattia Viti (20 ans, Empoli, 13 millions d’euros). Mais le gros coup réalisé par les Niçois n’est autre que la signature de Kasper Schmeichel (35 ans, Leicester, 1 million d’euros). Le portier international danois a quitté la Premier League après y avoir passé onze ans et décroché le titre de champion d’Angleterre en 2016 pour s’engager avec le « Gym » et prendre la succession de Walter Benitez, parti libre cet été.

Lucien Favre, retour gagnant ?

De retour sur la Côte d’Azur, le coach vaudois suscite de nombreux espoirs, notamment dans le jeu – souvent jugé ronronnant sous Christophe Galtier. Apôtre du beau, l’expérimenté technicien devra revigorer l’animation offensive du club pour retrouver le chemin de la C1 et satisfaire les exigences du propriétaire. Jim Ratcliffe a d’ailleurs expliqué le choix du coach dans une lettre adressée aux supporteurs du club : « C’est un entraîneur expérimenté, qui a rencontré le succès en Bundesliga, mais aussi ici à Nice. Partout, il a suscité respect et admiration. Sa façon de faire évoluer ses équipes nous plaît et correspond parfaitement à la vision que nous avons chez Ineos du style de jeu que nous voulons pour l’OGC Nice. » Favre a de son côté exposé son ambition : le podium. « Nice doit, d’ici deux ans, finir régulièrement dans les trois premiers et même plus ! »

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Confiants dans leur capacité à jouer la première partie de tableau – le club niçois n’a plus terminé hors du top 10 depuis la saison 2014-2015 –, les hommes de Lucien Favre ont encore une marche à franchir pour espérer se faire leur place sur le podium. Porté par un effectif largement maintenu et surtout renforcé, ainsi qu’un poste de gardien qui devrait être occupé par l’un des meilleurs portiers européens (Kasper Schmeichel), il ne reste aux Niçois et à Lucien Favre, doyen du championnat, qu’à conserver leur solidité en redynamisant le secteur offensif qui, sur le papier, a de quoi donner des sueurs froides aux meilleures défenses de Ligue 1.

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