Ce soir ?

Chez Qantas, les cadres vont travailler comme bagagistes

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Confrontées à une pénurie de main-d’œuvre, les compagnies aériennes se creusent les méninges. Selon la BBC, la compagnie aérienne australienne Qantas proposerait à ses cadres supérieurs d’occuper le poste de bagagiste pendant 90 jours à Sydney et à Melbourne, les principaux aéroports du pays.

Avec la reprise du tourisme international, les compagnies aériennes du monde entier manquent de bras. À la suite de la pandémie de Covid-19 en 2020, quand le trafic aérien s’est brutalement effondré avec les restrictions sanitaires, de nombreux acteurs du secteur ont licencié à tour de bras leurs salariés présents au sol. Aujourd’hui, ces travailleurs ont – pour certains – quitté le secteur. Selon la BBC, Qantas aurait besoin d’une centaine de volontaires, au minimum. « Les niveaux élevés de grippe hivernale et un pic de Covid dans le secteur, associés au marché du travail toujours tendu, font du recrutement un défi dans notre industrie », explique Colon Hughes, directeur de l’exploitation de la compagnie, dans un courriel consulté par le média britannique.

La proposition de la direction de Qantas à ses cadres n’est pas tout à fait un reclassement. L’offre consiste à occuper ce poste de manutention entre trois et cinq jours par semaine.

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En France, 35 000 bagages retardés ou perdus

La compagnie australienne précise avoir déjà eu recours à ce subterfuge depuis le début de l’année. « Environ 200 employés du siège social ont aidé dans les aéroports pendant les périodes de pointe depuis Pâques », indique un porte-parole à la chaîne britannique. « Nous mettons tout en œuvre pour améliorer nos performances », explique-t-il.

Si le contexte dans lequel se trouve Qantas est loin d’être unique, il est symptomatique de la difficulté pour les compagnies à retrouver une activité normale. Dans le cas de la compagnie australienne, il faut aussi préciser que les autorités nationales ont fermé pendant de très longs mois les frontières du pays, réduisant ainsi à néant tout trafic aérien. Les restrictions n’avaient été levées qu’en novembre dernier. En Europe aussi, la pagaille règne dans les terminaux aériens. Ainsi, en France, la pénurie de personnel a indirectement provoqué la perte ou le retard d’environ 35 000 bagages depuis le début du mois de juillet dans les aéroports parisiens, selon des estimations du groupe Aéroports de Paris (ADP). Une pagaille causée, également, en raison de plusieurs grèves au début de la saison estivale.

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