Ce soir ?

Le goût de Paris – Pourquoi vous allez adorer Ilô

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Une petite révolution bistronomique à quelques encablures de la Bastille, il fallait l’inventer. Voilà maintenant deux mois (le restaurant a ouvert le 2 juin) que la fine équipe d’Ilô nous permet de voyager loin, très loin, sans bouger le petit doigt. Ou presque. Dans les assiettes d’Ilô, on vogue entre les continents – Asie, Europe et Amérique latine – avec la gourmandise pour seul port d’attache.

Le défi à relever par la fine équipe qui a investi les lieux – le chef japonais Seiya Kumabe, la cheffe pâtissière Sumire Onuma, le directeur de salle et sommelier Yuki Onuma et Hikaru Fray à la communication – n’était pas à la portée de tous. La succession n’était, en effet, pas facile à assumer tant le prédécesseur, le regretté Cucina Napoletana, a fait chavirer nos cœurs. C’était sans compter sur le talent du chef et de son sommelier, passés par Sola (dans le 5e arrondissement), qui semblent prendre un malin plaisir à faire fondre nos sens et nos papilles.

Des entrées maîtrisées

Les réjouissances débutent par un vivifiant ceviche de daurade, sa vinaigrette à la fraise et son pamplemousse finement ciselé (16 euros). En bouche, le pep est immédiat. La fraîcheur du poisson, la douceur de la fraise et l’acide-amer de l’agrume tournicotent sur notre palais pour notre plus grand plaisir.

Autre curiosité, le potesala, une salade de pommes de terre que l’on pensait bien de chez nous (9 euros). Mais, alors que la pomme de terre est titillée par le chou rouge et le chorizo micro-fragmenté, on comprend que les Japonais n’ont pas grand-chose à nous envier au rayon de la patate. Enfin, en ces temps de canicule, ce bienvenu velouté froid de petits pois, de tomates et de basilic (9 euros) apporte fraîcheur et gourmandise et signe le début d’un repas réussi.Au rayon principal, on se laisse aller sur la poitrine de porc caramélisée, signature d’Ilô (23 euros). La viande est un régal. L’assiette est très gourmande et on a du mal à réfréner l’enthousiasme du chef en salle. Une déception, tout de même : la laitue tiède en accompagnement manque un peu de caractère, d’un petit quelque chose pour la relever, pour la rendre plus légère et que le plat puisse prendre son envol. En revanche, rien à dire sur le magret de canard (26 euros), à la cuisson maîtrisée.

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Un dessert qui vaut le coup d’œil

Malgré une peau du ventre déjà bien tendue, la glace au parmesan, et sa sauce aux myrtilles fraîches (8 euros), nous interpelle. Bingo ! L’audace du mélange crémeux et acidulé fonctionne à 200 %, la myrtille venant adoucir juste ce qu’il faut la puissance du plus célèbre des fromages italiens.

Bref, sans hésitation, on court réserver son billet pour un tour du monde gustatif chez Ilô, tant qu’il est encore temps. La salle sans chichi ne compte qu’une vingtaine de places assises. Elles ne resteront pas libres bien longtemps.

Ilô, 6, rue Castex, Paris 4e. Ouvert du mardi au samedi de 12 h 30 à 14 h 30 et de 19 h 30 à 22 h 30. 01 44 54 06 61 et https://ilo-restaurant.eatbu.com


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