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« Un effet secondaire grave sur 100 » : à Toulouse, des affiches antivax interdites 

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La puissance publique s’est emparée du dossier. Un arrêté préfectoral va interdire des affiches hostiles à la vaccination contre le Covid-19 qui ont fleuri à Toulouse ces dernières semaines sur plusieurs panneaux publicitaires, a annoncé la secrétaire d’État en charge de la Citoyenneté, ce vendredi. « Alertée sur la campagne d’affichage anti-vaccination en cours à Toulouse, j’ai demandé au préfet d’utiliser les voies de droit appropriées pour la faire cesser », indique Sonia Backes sur son compte Twitter.

Sur des panneaux situés sur les terrains de plusieurs particuliers à Toulouse, de grandes affiches dénonçant de supposés effets secondaires néfastes de la vaccination contre le Covid-19 ont été placées, selon La Dépêche, depuis le début de l’été. Les publicités au message alarmiste étaient signées par les collectifs Réinfo Covid et Réinfo Santé qui citent comme référence médicale un certain Conseil scientifique indépendant (CSI).

Une communication « mensongère et manipulatrice  »

«  Leur santé vaut plus que des vaccins expérimentaux. Un effet secondaire grave sur 100, et si c’était votre enfant  ?  » pouvait-on lire, notamment. Une autre affiche affirme que les vaccins contre le Covid provoquent «  un accident cardiovasculaire toutes les 100 injections  ». Interrogé par nos confrères, Jérôme Marty, président de l’Union française pour une médecine libre (UFML), s’insurge : «  La preuve de l’inanité de ces chiffres, c’est que si on les prend au pied de la lettre, vu les millions des vaccins qui ont été administrés, ce sont 1,5 million d’incidents qui auraient dû être recensés. On en est heureusement fort loin. Cette communication est mensongère et manipulatrice.  »

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Mercredi, la préfecture de Haute-Garonne avait déclaré s’être saisie de l’affaire avec l’ARS Occitanie et le Conseil départemental de l’ordre des médecins du département. « Un arrêté d’interdiction sera pris, et un signalement adressé au procureur de la République », précise Sonia Backes à ce sujet.


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