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Karting à Fresnes : la polémique monte, Dupond-Moretti demande une enquête

Written by admin


Dans le cadre de l’émission Kohlantess, diffusée sur YouTube, une compétition de karting a été organisée au sein de la prison de Fresnes, dans le Val-de-Marne. Les images de cette course entre détenus ont fait le tour des réseaux sociaux, suscitant de vives réactions, rapporte le HuffPost. Le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, s’est emparé de l’affaire. 

Au lendemain de la diffusion de l’épisode, le Garde des Sceaux a réagi sur Twitter. « Après les images choquantes de la prison de Fresnes, j’ai immédiatement ordonné une enquête pour que toute la lumière soit faite. La lutte contre la récidive passe par la réinsertion mais certainement pas par le karting ». 

L’émission, inspirée de Koh-Lanta, vise à créer du lien social entre les détenus, les surveillants et des jeunes de quartier. Lors de son tournage à Fresnes le 27 juillet, la direction de la prison affirmait sur les réseaux sociaux qu’il s’agissait d’un « moment d’engagement fraternel au bénéfice de trois associations respectivement représentées par une sélection de personnes détenues, de membres du personnel et de jeunes Fresnois ».

« Vous imaginez les victimes et familles des victimes qui voient leurs bourreaux faire du kart dans la prison de Fresnes ? », s’est insurgé Damien Rieu, ancien candidat de Reconquête, le parti d’Éric Zemmour, aux élections législatives. Du côté du Rassemblement national, la vice-présidente de l’Assemblée nationale Hélène Laporte a dénoncé ces activités en prison alors qu’ « un enfant sur trois ne part pas en vacances par manque de moyens financiers. » Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes, a fustigé un esprit « colonie de vacance dans lesquelles détenus et gardiens tissent des liens d’amitié. »

Au début de la vidéo, le créateur de l’émission rappelle que le but de ce projet reste de récolter des fonds pour des associations mais aussi pour réinsérer les détenus. « La voie de la réinsertion passe par le travail en prison. Mais nous avons aussi un devoir : de ne pas les mettre de côté, et de ne surtout pas oublier qu’ils sont des humains », explique Djibril Dramé.


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