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EELV : Jadot et d’autres cadres appellent à une refondation du parti

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L’ancien candidat vert à la présidentielle Yannick Jadot et plusieurs centaines de cadres et militants d’EELV appellent, dans une tribune au Journal du dimanche, à « refonder » leur parti en une formation « plus ouverte sur les mouvements associatifs » et sur la « classe écologique » dans la société. Les écologistes organisent de jeudi à samedi prochains leurs journées d’été à Grenoble, placées sous le signe du congrès de décembre. Marine Tondelier, l’initiatrice du collectif interne « La Suite », et qui pourrait briguer la succession au secrétaire national Julien Bayou, constate dans la tribune que sur le dérèglement climatique, « avoir eu raison avant tout le monde ne [leur] donne aucun droit et ne suffira jamais à [les] imposer comme une évidence électorale ou sociétale ».

Le candidat des Verts Yannick Jadot a rassemblé 4,6 % des voix à la présidentielle en avril, loin du premier candidat de gauche Jean-Luc Mélenchon, ce qui a obligé EELV à se ranger derrière ce dernier au sein de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes). « Nous souhaitons qu’Europe Écologie-Les Verts se refonde, avec ses partenaires du pôle écologiste [comme Générations et Génération écologie, NDLR] et tous celles et ceux qui le souhaiteront », écrit Marine Tondelier, secondée par l’ex-tête de liste aux européennes de Génération écologie Dominique Bourg, la maire de Poitiers Léonore Moncond’huy et l’ancien député et mathématicien Cédric Villani.

« Nos différences avec La France insoumise justifient » une autonomie

Une « classe écologique » existe, « bien plus vaste que la communauté encartée » chez les Verts, estime la conseillère municipale d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) : « Parents et grands-parents inquiets pour leurs enfants », « paysans broyés par le modèle agricole industriel » ou encore « les entrepreneurs conscients des limites planétaires ». La ligne du mouvement qu’elle souhaite voir naître serait en faveur de la « décroissance » et en « opposition au capitalisme ou au néo-libéralisme économique, au productivisme et aux nationalismes, destructeurs du vivant et des solidarités », précise Marine Tondelier.

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Parmi les signataires de la tribune figurent les maires de Grenoble Éric Piolle et de Strasbourg Jeanne Barseghian, l’ancien candidat à la présidentielle Noël Mamère, l’ancien numéro 1 du parti David Cormand, le député Générations Sébastien Peytavie ou encore le président du groupe des écologistes au Sénat Guillaume Gontard. Si elle se présentait à la tête du parti, Marine Tondelier pourrait notamment affronter la finaliste de la primaire, l’« éco-féministe » Sandrine Rousseau. Dans une interview également au JDD, Yannick Jadot dit par ailleurs souhaiter « une liste écologiste aux européennes » autonome de la Nupes. « Nos différences avec La France insoumise justifient cette autonomie », plaide-t-il.


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