Ce soir ?

« Ami ou ennemi » ? Début de polémique entre Emmanuel Macron et Liz Truss

Written by admin


Début de polémique entre la France et le Royaume-Uni. La favorite au poste de Première ministre britannique, Liz Truss, a refusé de dire si le président français était « ami ou ennemi » de son pays lors d’une réunion électorale du Parti conservateur à Norwich (sud-est du Royaume-Uni), affirmant qu’elle jugerait le président français « sur ses actes ».

Et la réponse française n’a pas tardé, vendredi, depuis Alger : « Le peuple britannique, la nation qui est le Royaume-Uni est une nation amie, forte et alliée, quels que soient ses dirigeants, et parfois malgré et au-delà de ses dirigeants ou des petites erreurs qu’ils peuvent faire dans des propos d’estrade », a affirmé le chef de l’État français.

« Si on n’est pas capables, entre Français et Britanniques, de dire si on est ami ou ennemi – le terme n’est pas neutre – on va vers de sérieux problèmes, a ensuite estimé Emmanuel Macron. Ce n’est jamais bon de trop perdre ses repères dans la vie. Si on me posait la question (…), quelle que soit la personne qui est considérée, le leadership à venir en Grande-Bretagne, je ne m’interroge pas une seule seconde. Le Royaume-Uni est un ami de la France », a-t-il insisté.

À LIRE AUSSILa rentrée churchillienne de Macron

Grande favorite pour succéder à Boris Johnson

Celle qui est toujours cheffe de la diplomatie de son pays, dans un gouvernement gérant les affaires courantes, aspire à succéder au 10 Downing Street à Boris Johnson, démissionnaire en juillet.

Quand la journaliste animant la soirée a posé la question : « Macron, ami ou ennemi ? », Liz Truss a répondu : « Le jury est toujours en train de délibérer », faisant rire la salle. « Si je deviens Première ministre, je le jugerai sur ses actes et pas sur ses mots », a-t-elle ajouté.

À LIRE AUSSIManche : à quoi jouent les Anglais ?

De nombreux dossiers de contentieux existent entre la France et le Royaume-Uni, notamment la gestion des dossiers de l’après-Brexit, que ce soient la pêche ou l’Irlande du Nord.

Les deux pays, alliés au sein de l’Otan, ont également eu des approches différentes face à l’invasion russe de l’Ukraine, Boris Johnson adoptant une ligne très dure contre Vladimir Poutine tandis que le président français a défendu la nécessité de garder le dialogue ouvert avec le maître du Kremlin.


Leave a Comment