Ce soir ?

Chine, Russie, Inde… Ces pays qui sont (aussi) à la conquête de la Lune

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Si le lancement de la fusée SLS de la mission Artemis I de la Nasa a été annulé ce lundi 29 août, l’envie américaine de se poser à nouveau, sur la Lune est loin d’être entamée. Et pour cause. Comme le relève BFMTV, plusieurs puissances mondiales affichent – ces dernières années – des ambitions similaires. Si, jusqu’ici, seuls les États-Unis sont parvenus à fouler le sol lunaire, la donne pourrait bien changer dans les décennies à venir, d’où le redoublement d’efforts outre-Atlantique.

Premier concurrent, et il est de taille, la Chine. En effet, Pékin ambitionne de disposer d’une base lunaire dès 2030. Dans un premier temps, celle-ci ne devrait pas être habitée, mais plutôt « automatique ». « Ensuite, ils essayeront d’y envoyer des taïkonautes », expliquait dans les colonnes de La Croix la spécialiste des politiques spatiales du CNRS Isabelle Sourbès-Verger. Pour l’heure, le pays de Xi Jinping avance sur la construction de sa station spatiale Tiangong. Sur ce projet, le pays a envoyé en juillet dernier le deuxième module de la station sur les trois prévus. L’objectif encore lointain d’une base lunaire semble être en bonne voie, tant les succès récents apportent du crédit aux recherches chinoises. En 2019, par exemple, Pékin est devenue la première capitale à poser un robot sur la face cachée de la Lune. 

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Moscou veut exploiter la Lune avec les Chinois

Alors que le divorce sera bientôt consommé entre les Russes et les Occidentaux au sein de la Station spatiale internationale (ISS), Moscou se rapproche petit à petit de Pékin. Ainsi, des cosmonautes russes devraient participer à la future base lunaire voulue par les Chinois. Moscou a en effet signé un partenariat avec son voisin pour tirer parti des ressources lunaires, sur une période allant de 2036 à 2040. Roscosmos, l’agence spatiale russe, devrait également participer aux recherches visant à assurer une présence permanente de l’Homme durant la même décennie. 

Pour rappel, en juillet dernier, le patron de Roscosmos Iouri Borissov avait indiqué que la Russie quitterait l’ISS en 2024. Dans le même temps, il avait annoncé que le régime se focalisait sur la construction d’une station 100 % russe, et ce, dans un contexte où son pays est visé par une pluie de sanctions de la part des Occidentaux, à la suite de la guerre en Ukraine. Et ce, alors que le programme spatial russe accumule les échecs ces dernières années.

Autre pays engagé dans cette course lunaire, l’Inde. Pour le moment, le pays gouverné par Narendra Modi est à la traîne. Son agence spatiale cherche toujours à poser un engin sur la Lune. Or, en septembre 2019, le lancement de la sonde lunaire Chandrayaan-2 s’était soldé par un échec. Un nouveau lancement est prévu en 2023. Dernière nation engagée dans la conquête spatiale : la Corée du Sud. Début août, Séoul a envoyé – pour la première fois de son histoire – une sonde en direction du satellite naturel de la Terre, avec l’aide de SpaceX. Danuri, c’est son nom, ne doit pas alunir, mais devrait entrer en orbite avec la Lune dès le mois de décembre prochain.

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