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Le tacle du lundi – Premier League : la folie des grandeurs

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Alors que le marché des transferts ferme ses portes ce jeudi, les vingt clubs de Premier League ont déjà dépensé 1,8 milliard d’euros cet été. Le record de 2017 (1,7 milliard d’euros) a ainsi d’ores et déjà été battu, et les derniers jours du mercato promettent encore de nombreux bouleversements. La barre symbolique des deux milliards d’euros pourrait ainsi être franchie, preuve que l’Angleterre et son football ne connaissent pas la crise. Petit à petit, ce championnat se transforme en Super League tant l’écart se creuse sur les moyens et la compétitivité avec le reste de l’Europe.

Nottingham Forest : le promu sans limites

Si on savait que les gros clubs sont attractifs avec des fonds illimités, même les seconds couteaux maintenant sont capables de sortir le chéquier pour des sommes qui donnent le tournis. Star de l’OL, Lucas Paqueta va signer à West Ham pour 60 millions d’euros. Difficile de comprendre ce choix pour un joueur frisson de la L1, qui va se retrouver dans une équipe pas forcément compatible avec son style de jeu… Peu importe les contextes, les projets et les affinités avec les entraîneurs : tous les chemins mènent outre-Manche.

Si West Ham est un exemple parmi tant d’autres, le plus criant reste Nottingham Forest. Club historique du football anglais avec notamment ses deux victoires en Ligue des champions à la fin des années 1970, il retrouve l’élite après plus de deux décennies d’absence. Son propriétaire a voulu marquer le coup avec un mercato tout feu tout flamme : 16 recrues pour un montant global totalement dingue de 152 millions d’euros. Et Forest compte encore se renforcer d’ici à jeudi. À titre de comparaison, l’AJ Auxerre, avec ses 3,75 millions d’euros dépensés cet été pour sa remontée en Ligue 1, fait pâle figure…

« Je n’ai jamais vu un sac de billets marquer »

Faut-il alors instaurer un gendarme financier pour limiter ces dépenses folles et ne pas creuser le fossé entre la perfide Albion et ses concurrents ? Peu contraignant ces dernières années, le fair-play financier existe toujours et sur son dernier rapport, seul Arsenal a reçu un léger avertissement. Difficile alors d’imaginer ce championnat ralentir la cadence et devenir plus sage. Avec des revenus de plus en plus conséquents au niveau des droits télé et une attractivité où même le PSG, le Barça et le Real manquent parfois d’arguments, la Premier League est plus forte que jamais.

Avec de tels moyens, les clubs anglais ne craignent donc pas grand-chose. Même le Brexit, qui représentait une menace sur le plan administratif pour faire venir des joueurs, n’a eu aucun impact. Même si Johan Cruyff, qui avait dit « Je n’ai jamais vu un sac de billets marquer », estimait que l’argent ne faisait pas forcément le bonheur dans le ballon rond, on ne peut pas fermer les yeux là-dessus. Beaucoup de clubs, notamment en France, aimeraient avoir la même force de frappe. Mais ça n’empêche pas d’être intelligent et de bien s’entourer pour être compétitif à son échelle, comme le montre le RC Lens chez nous.


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