Ce soir ?

Gorbatchev : « J’ai laissé agir l’Histoire »

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Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989, un mur tombe. Séparé en deux depuis 38 ans, Berlin retrouve son unité et un concert du violoncelliste Rostropovitch vient y poser une bande-son magistrale. Symboliquement, la guerre froide était terminée ; l’URSS avait perdu. Le 15 décembre 2001, Mikhaïl Gorbatchev, décédé à l’âge de 91 ans, était l’invité de Thierry Ardisson dans Tout le monde en parle, les émissions sont disponibles sur ArdiTube en partenariat avec l’INA.

Le Prix Nobel de la paix 1990 revient sur son arrivée au pouvoir et la mise en place la « nouvelle pensée diplomatique » (ralentir la course aux armements), la « perestroïka » (garder l’idéal socialiste tout en supprimant les excès du stalinisme) et la « glasnost » (fin du goulag). « Au départ, les idées communistes, j’y croyais. En terminale, j’ai adhéré au Parti communiste et j’y suis resté pendant de longues années. Au fur et à mesure que j’accumulais des informations, je comprenais que ce système ne fonctionnait pas. Je me disais : le modèle est mauvais », explique-t-il.

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« J’aurais très bien pu ne rien faire du tout et je serais encore secrétaire général du PC. Quand je suis devenu le leader de ce pays, j’ai commencé à démanteler ce pouvoir et le rendre au peuple. C’était mes idées. Cela a fait bouger la Russie d’abord et ensuite le monde. J’ai laissé agir l’Histoire. » La chute du mur de Berlin précipite la dislocation de l’URSS, effective en 1991 après un putsch qui renverse Gorbatchev. « Il fallait commencer par réformer le PC, car c’est devenu le principal frein de la perestroïka et il aurait fallu baisser les frais militaires de 10 à 15 % tout de suite pour donner à manger aux gens », reconnaît l’ex-dirigeant politique.

Un extrait à redécouvrir :


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