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EPS, maths et baccalauréat… Les nouveautés de la rentrée scolaire

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Plus d’évaluations, plus de sport en primaire, plus de mathématiques au lycée, plus d’égalité des chances et de justice entre élèves (pour moins de discriminations), plus de dédoublements de classes, plus de liberté donnée aux établissements et aux équipes pédagogiques : Pap Ndiaye l’a annoncé lors de sa conférence de rentrée, la nouvelle année scolaire qui s’ouvre s’annonce riche ! Mais ces annonces ne cachent pas de nombreuses difficultés, notamment concernant le recrutement, la formation et la rémunération des enseignants. Avant d’attaquer les « dossiers qui fâchent », quelles sont les nouveautés de la rentrée ?

En maternelle, un plan d’action a été annoncé par le ministre, pour « garantir la réussite et l’épanouissement des élèves en formant aux enjeux spécifiques de l’école maternelle », notamment via la limitation des effectifs en grande section à 24 élèves, et le dédoublement des classes de ce niveau en éducation prioritaire. D’autres détails devraient être annoncés.

En élémentaire, une demi-heure quotidienne d’activité physique vient s’ajouter aux trois heures hebdomadaires d’EPS déjà obligatoires. Mais leur application effective reste floue : chaque établissement devra organiser ce nouveau temps comme il le pourra, au sein même de l’école et sans acquisition de nouveau matériel.

Au collège, les plans mathématiques et français sont maintenus. En anglais, un plan d’urgence est annoncé dès la rentrée. En effet, 800 000 élèves ont passé un test de positionnement Ev@lang au printemps dernier, et les résultats étaient sans appel : un élève de troisième sur deux n’atteignait pas le niveau requis. L’objectif est que 80 % des élèves accèdent à ce niveau d’ici aux trois prochaines années.

Le retour des maths dans le tronc commun au lycée

Au lycée, les mathématiques signent leur retour dans le tronc commun de première générale : cet enseignement, programmé cette année sur une durée de 1 h 30 hebdomadaire, sera facultatif, et complétera l’enseignement scientifique, formant ainsi un ensemble « enseignement scientifique et mathématique » de 3 h 30 par semaine.

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Le bac 2023 connaîtra lui aussi quelques adaptations par rapport à la session 2022. En effet, dès cette année, l’option suivie pendant deux ans sera affectée d’un coefficient 4 (2 en première, 2 en terminale), mais les notes des enseignements optionnels seront également prises en compte, quelles qu’elles soient (alors que jusqu’à présent, seuls les points au-dessus de la moyenne étaient comptabilisés. Le contrôle continu représentera toujours 40 % de la note finale, et le volet Examens, 60 % (une épreuve anticipée de français en première, trois épreuves écrites en terminale – philosophie et deux enseignements de spécialité – et le grand oral).

Du côté des évaluations nationales, déjà en place depuis 2018 en CP et en CE1, en sixième et en seconde, elles seront étendues aux élèves de CM1 et de quatrième, en français et en mathématiques. Des établissements scolaires seront eux aussi évalués, dans le second degré (2 200 établissements, soit 22 % de l’ensemble des établissements publics et privés sous contrat, contre 9 % l’an dernier), et dans le premier degré.

L’autonomie des établissements sera également encouragée, comme l’a annoncé Emmanuel Macron lors de son discours prononcé en marge de la réunion de rentrée des recteurs d’académie à la Sorbonne, jeudi 25 août. Sur le modèle de l’expérimentation menée à Marseille, des solutions de terrain seront proposées par les équipes pédagogiques et les établissements de manière directe (laboratoires de maths, classes flexibles, projets d’établissement…) de manière à répondre aux besoins locaux pour favoriser la réussite des élèves et la réduction des inégalités scolaires.

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Du côté de l’égalité entre les élèves, une labellisation « Égalité filles-garçons » permettra aux collèges et aux lycées de « valoriser une approche intégrée de l’égalité dans le pilotage de l’établissement, l’action pédagogique sur l’ensemble des temps d’apprentissage, la formation du personnel et la création de dynamiques à l’échelle du territoire ».

Sur le front du Covid, le protocole sanitaire sera allégé à la rentrée : les masques tombent, le sport ainsi que les brassages d’élèves ne sont plus limités. Quant aux gestes barrières, ils restent « recommandés ». Derrière ces annonces, plusieurs grands dossiers vont être brûlants pour le ministère cette année : la gestion de la crise de recrutement des enseignants et leur formation, la revalorisation des salaires, les débats sur l’école, les conditions de travail des AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap), la réforme du lycée professionnel… Un casse-tête qui s’annonce autrement plus compliqué à gérer que ces nouveautés l’ont été à être annoncées.


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