Ce soir ?

Philippe Labro – Les questions de la rentrée

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Qui dit rentrée dit souvent nouveauté. Pourtant, les enjeux de cette reprise sont les mêmes que ceux de l’été qui s’achève. D’abord, la guerre en Ukraine se poursuit. L’armée ukrainienne mène depuis le 29 août la plus ambitieuse contre-offensive depuis le déclenchement du conflit le 24 février dernier. Celle-ci est lancée en direction de Kherson, la seule capitale régionale d’Ukraine tombée aux mains des Russes dès la première semaine. « La nouvelle contre-offensive est-elle dangereuse ? Vont-ils y arriver ? » s’inquiète Philippe Labro.

L’autre question, c’est évidemment celle du climat. L’été 2022 a été la deuxième saison estivale la plus chaude jamais enregistrée en France, après l’été 2003. Il a notamment été marqué par des vagues de chaleur, des températures records et la sécheresse. « Les problèmes climatiques dominent totalement et vont continuer », craint Philippe Labro. Une réalité qui pourrait expliquer selon lui le « blues » d’Emmanuel Macron. « Après le principe du désir, le président de la République est face au principe de réalité », explique l’écrivain, reprenant Freud.

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Côté culture, comment oublier Jean-Jacques Sempé ? Le dessinateur iconique du magazine américain The New Yorker, qui s’était fait connaître à travers le Petit Nicolas, personnage créé avec Goscinny en 1955, est décédé le 11 août dernier à l’âge de 89 ans. « Que va-t-il se passer maintenant ? Qui peut le remplacer ? » s’interroge Philippe Labro.

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Côté lecture, le coup de cœur de cette rentrée c’est V13 (P.O.L.) d’Emmanuel Carrère. « Tous les jours pendant neuf mois, le journaliste a suivi le procès majeur des attentats du vendredi 13 novembre 2015. » Un ouvrage qui réunit les chroniques hebdomadaires signées par le journaliste pour L’Obs pendant le procès. Autre curiosité lecture : En salle (Les Éditions de minuit) de Claire Baglin, conseille l’écrivain.

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Enfin, « la bêtise est-elle toujours là ? Oui ! » assure Philippe Labro. « La bêtise est quelque chose d’inébranlable. Elle est de la nature du granit, dure et résistante », écrivait Gustave Flaubert. « Peut-elle disparaître ? Je crois bien que non », conclut l’écrivain.


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