Ce soir ?

Quel temps va-t-il faire cet automne et cet hiver ?

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Après un été cataclysmique marqué par des vagues de chaleur, des sécheresses historiques et des manques d’eau, les prochaines semaines vont-elles aboutir à de nouvelles catastrophes ? Ou l’automne et l’hiver vont être plus calmes ?

« Assurément, on reverra des pluies orageuses qui tombent de manière diluvienne en Méditerranée à l’automne et au début de l’hiver. Elles s’inscrivent toutefois dans un processus normal lié au passage d’une saison à l’autre », annonce Régis Crépet, météorologue à La Chaîne météo. À l’inverse des phénomènes exceptionnels qui se sont déroulés durant l’été, les premières estimations prévoient que la saison automnale renoue avec les normales de saison. « L’automne est toujours une saison à risque. Il y a des phénomènes qui arrivent, quel que soit le changement climatique. On retrouvera des inondations dans le Gard ou dans les Cévennes probablement. » Toujours selon l’expert météorologiste, les pluies devraient revenir progressivement dès le début de septembre jusqu’à atteindre les normales de saisons sur l’ensemble de la France à la mi-octobre.

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Les modèles de calcul pour la météo hivernale semblent annoncer un hiver qui se placerait dans la continuité avec l’automne, avec des précipitations et des températures douces. « Deux bonnes nouvelles sont à noter qui sont le retour des pluies et des températures qui ne vont pas trop descendre. Si l’hiver ne s’avère pas trop froid, comme nous le prévoyons, c’est une bonne nouvelle compte tenu des difficultés liées aux rationnements énergétique. »

Réparer la sécheresse

Au-delà des prévisions météorologiques, un des enjeux pour les prochains mois serait de réparer les conséquences de l’été, notamment la sécheresse. Le territoire français souffre d’un déficit important de pluie, mais qui pourrait être atténué grâce à la réalimentation des nappes phréatiques. « Tant qu’il ne pleut pas suffisamment à nouveau, les nappes phréatiques ne pourront se réapprovisionner. Si l’hiver est pluvieux, alors le prochain été sera supportable. Aujourd’hui, le manque d’eau est largement constatable, car les hivers derniers sont déficitaires en pluie.

Le déficit de pluies hivernales s’étend sur tout le territoire. » Il en reste qu’aujourd’hui, l’épisode de sécheresse a fait connaître à la France en 2022 le mois de juillet le plus sec de son histoire avec un déficit de précipitation de 88 %. La situation que cet été rappelle également la « calamité nationale » de la sécheresse de 1976 où la France avait connu son plus grand déficit de pluies hivernales : « Le déficit de pluie avait débuté dès l’automne 1975 et il faisait sec dès la saison humide. On avait donc des similitudes avec 2022 », constate toujours Régis Crépet.


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