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James-Webb : premier portrait d’une exoplanète – Le Point

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C’est l’autre bonne nouvelle de la rentrée pour la communauté des astronomes qui planchent sur les exoplanètes et brûlent d’en savoir plus sur ces mondes extérieurs à notre système solaire. Alors que la première étude scientifique d’un spectre exoplanétaire acquis par le télescope James-Webb a permis de réaliser la toute première détection de dioxyde de carbone dans l’atmosphère de l’une d’elles, la Nasa vient aussi de dévoiler les toutes premières images directes d’une exoplanète prise par le nouvel observatoire spatial.

En soi, ce n’est pas une révolution, car d’autres exoplanètes, environ une vingtaine y compris celle immortalisée ici, ont déjà été imagées auparavant grâce au VLT (Very Large Telescope), à son instrument SPHERE (Polarimetric High contrast Exoplanet Research), ou encore par le télescope spatial Hubble. Pour autant, c’est la première jamais prise dans l’infrarouge relativement profond : elle donne donc accès à de nouvelles longueurs d’onde (celles dans lesquelles les planètes brillent le plus et les étoiles le moins) et donc potentiellement à de nouvelles informations. Quant à sa qualité, elle est, selon la Nasa, nettement supérieure à ce qui était attendu de Webb (environ dix fois).

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De nouvelles longueurs d’onde

La planète photographiée ici, appelée HIP 65426 b, a les caractéristiques idéales pour faire de l’imagerie directe, sachant que la difficulté principale de cet exercice est que la pâle lueur des exoplanètes se noie dans l’intense lumière de leur étoile. Or, HIP 65426 b est une planète géante gazeuse – grande comme une fois et demie Jupiter mais six à douze fois plus massive – en orbite à grande distance de son astre, de l’ordre de deux fois celle qui sépare Pluton de notre soleil. Située à environ 385 années-lumière de la Terre dans la direction de la constellation du Centaure, elle est aussi, comme son étoile, très jeune, puisqu’elle aurait plus ou moins 14 millions d’années alors que notre système solaire, lui, en affiche 4,5 milliards !

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Pour réaliser ce cliché, il a fallu utiliser un mode particulier de James-Webb. Celui qui permet de faire ce que les astronomes appellent de la coronographie (rien à voir avec l’examen médical appelé coronarographie). Cela consiste à utiliser une sorte de cache pour occulter la lumière vive d’une étoile afin de mieux voir les objets, en particulier les planètes, qui se trouvent dans son voisinage. Une chose est sûre après la publication de ces premières images prises par les instruments NIRCam (proche infrarouge) et Miri (infrarouge moyen), ce mode du télescope est parfaitement opérationnel !

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