Ce soir ?

Le tacle du lundi – OGC Nice, attention à la voiture-balai !

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Les Niçois démarrent encore une fois la semaine avec une bosse, et surtout une migraine qui risque de se prolonger après la défaite (0-1) face à leurs voisins monégasques. Malgré de nouveaux investissements importants cet été, à hauteur de 70 millions d’euros, les Aiglons ne décollent pas au classement : après six journées et une seule victoire, le club azuréen pointe à la 16e place, très loin de ses ambitions annoncées. Et, si on n’est pas encore alarmiste avec pourtant quatre relégations directes cette saison en L1, on est tout de même inquiet pour l’avenir proche de cette équipe qui envoie peu de signes positifs.

Laborde, Pépé, Schmeichel : du beau monde sur le papier, mais…

Arrivés à Nice en 2019 avec la volonté d’appliquer leur réussite du cyclisme au monde du ballon rond, les dirigeants d’Ineos ne pensaient pas se retrouver avec un projet qui déraille aussi vite. Après de nombreux bouleversements au cours des trois dernières années, difficile d’y voir clair dans ce peloton rouge et noir. De Patrick Vieira à Lucien Favre aujourd’hui, en passant par Christophe Galtier, personne n’a trouvé la recette pour ramener les Aiglons sur le podium. Vous l’avez compris, le maillot jaune n’est pas pour tout de suite…

Pourtant, l’état-major niçois s’est démené cet été pour ramener du monde et, avec Gaëtan Laborde, Sofiane Diop, Kasper Schmeichel, Alexis Beka Beka et Nicolas Pépé, il y a de jolis noms. Cependant, des individualités n’ont jamais totalement fait une équipe, et cet OGC Nice 2022-2023 au projet collectif flou en est bien la preuve. Sur le banc, Lucien Favre est revenu avec sa réputation d’entraîneur romantique qui a connu des résultats plus que convaincants à l’époque, dont une troisième place lors de sa première saison. Que cette ère semble lointaine quand on voit la pauvreté du jeu niçois et le manque d’initiatives sur ce premier mois de compétition !

Ascension périlleuse et descente chaotique

En plus de patauger sur le plan sportif, Ineos tâtonne aussi sur le marketing et le rayonnement de son équipe. Jim Ratcliffe et ses hommes visent des joueurs avec un renom outre-Manche pour se faire un nom. Avec la tête dans le guidon, difficile d’y comprendre quelque chose sur ce recrutement qui est parti dans tous les sens. Aaron Ramsey et Ross Barkley incarnent cette nouvelle politique, mais leurs récentes expériences sur le terrain, du côté respectivement de la Juventus et de Chelsea, n’incitent guère à l’optimisme. Avoir de gros CV, c’est bien, la cohérence sportive, c’est mieux !

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Finalement, difficile d’y voir clair du côté de la promenade des Anglais, où les mauvaises décisions et les choix hasardeux s’enchaînent. Mais la chance sourit aux audacieux : les Aiglons ont encore devant eux 32 journées de L1, la Coupe de France et l’Europa League Conference afin d’inverser la tendance. Pour l’instant placé dans le gruppetto, l’OGC Nice a du temps devant lui pour se redresser. Reste à savoir quand il réussira enfin à prendre la bonne échappée.

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