Ce soir ?

Comment rendre la vie belle

Written by admin


Rien ne va plus ? L’inflation mine vos comptes, la guerre et la violence, de plus en plus épidémiques, vous donnent le blues ? Votre patron vous tape sur les nerfs et votre travail vous déprime ? Un remède : rendre votre vie belle. Impossible, direz-vous : la vie, c’est l’enfer. Faux. Sans être angélique, difficile de ne pas reconnaître qu’il existe toujours quelque part, même rien qu’un moment, la possibilité de trouver la vie belle.

Des exemples ? Le plaisir d’une caresse, le sentiment d’harmonie avec l’être aimé, le bonheur d’aimer, la satisfaction du travail accompli, quel qu’il soit… Plus précisément ? Le babil d’un enfant, comme sorti de nulle part et qui brutalement vous émeut, la beauté de la lumière qui joue sur l’eau, etc. Dure et cruelle, la vie recèle aussi nombre de petites joies et de menus plaisirs qui lui donnent tout son sel. Encore faut-il savoir les faire jaillir ou, simplement, les accueillir.

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Voir la vie en rose

Certes, notre consommation massive d’antidépresseurs et d’anxiolytiques en témoigne: plus on vit dans le confort, plus on a peur de le perdre, plus il est difficile de se sentir apaisé et moins on ressent le plaisir d’être. Comment alors apprendre (ou réapprendre) à voir la vie en rose ? Comment retrouver le plaisir de jouir de l’instant ? Et le veut-on seulement ? Nous nous interdisons souvent de vivre aujourd’hui pour mieux espérer un hypothétique demain…

Or face à ces questions « existentielles », comme on aime à les qualifier, nous ne sommes pas seuls : depuis les débuts de la littérature, les auteurs qui ont écrit sur le sujet sont pléthore. Ce que « Le Point Références » propose dans La Vie belle, son nouvel opus, c’est de lire ou relire les plus pertinents. De les méditer, de les savourer. Pas ceux qui rêvent de lendemains qui chantent, non, ceux qui, droits dans leurs bottes, revendiquent de jouir de la vie, aujourd’hui et maintenant, ou, s’ils ne le peuvent pas, suggèrent au moins d’apprendre à s’accommoder de ses orages et, mieux encore, de travailler à l’embellir.

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Une philosophie par l’exemple

Ils s’appellent, pêle-mêle, Aristote, Épicure, Épictète, Montaigne, Spinoza (le philosophe de la joie !), mais aussi Fichte ou Schopenhauer, qui ne sont pourtant pas des rigolos. Tous ont réfléchi à ce que signifie le plaisir de vivre et à ce qui rend la vie belle. Philosophes, ils proposent des recettes, à commencer par être soi-même. D’autres se sont contentés de faire ressentir par leurs mots – mais quels mots ! – le plaisir de mordre la vie à pleines dents. Une philosophie par l’exemple. Ronsard, Rabelais, Delteil, Casanova : leurs textes sont des appels à la joie, et ils valent bien l’hymne sublime de Beethoven.

Dans cet élan en faveur de la vie, les femmes ne sont pas en reste, mais elles ont un mérite de plus que les hommes : qu’elles se nomment Émilie du Châtelet, Olympe de Gouges ou Simone Weil, elles ont lutté plus que leurs homologues masculins pour avoir le droit d’être libres, d’être elles-mêmes et de jouir pleinement de leur existence. Ce qu’elles nous disent n’en a que plus de prix : embellissons nos vies, la nôtre et celle des autres. Quels que soient les écueils, n’attendons pas à demain. 

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