Ce soir ?

Conseil national de la refondation : pour Macron, les absents ont « tort »

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C’est sur un terrain de rugby, à Marcoussis (Essonne), qu’Emmanuel Macron a lancé jeudi 8 septembre à huis clos le Conseil national de la refondation (CNR). Il s’est exprimé devant la presse et a notamment dit ce qu’il pensait de l’absence de certains élus de l’opposition, qui boycottent le rendez-vous politique. Selon lui, ils ont « tort » de refuser le débat. Le chef de l’État a également annoncé le lancement d’une « consultation nationale très large » en ligne et sur le terrain pour remettre les Français « au sein des grands choix de la nation ».

« On va ouvrir dès la semaine prochaine une consultation nationale très large, qui sera en ligne, qui sera ouverte » et « je souhaite qu’il y ait des débats sur le terrain qui puissent être en ligne, qui puissent être ouverts. Tout ça mérite de la transparence, de l’ouverture », a déclaré Emmanuel Macron. Un site dédié au CNR doit aussi être lancé dans la soirée, selon l’Élysée.

« La porte sera toujours ouverte »

Alors que cette nouvelle instance est boudée à son ouverture par les oppositions et plusieurs syndicats, Emmanuel Macron a jugé que les absents avaient « tort ». Mais il a assuré que « la porte sera toujours ouverte » pour la suite des discussions.

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« 52 personnes représentant forces politiques, syndicats et élus ont été invitées, quarante sont là. Les 12 qui ne sont pas là ont tort (…) et il ne faut pas expliquer après qu’on n’a pas été consulté, ou que c’est trop vertical », a déclaré le chef de l’État.

Sur la tenue à huis clos des débats, que certains participants auraient demandés, le président a expliqué que « la clé (était) d’installer la confiance » et qu’il leur avait donc « laissé le choix » du huis clos ou pas.

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Emmanuel Macron n’a pas exclu que des propositions issues des débats du CNR puissent « déboucher sur des référendums ». « Je n’exclus rien (…) si le processus que nous lançons aujourd’hui permet de découler sur cela, nous le ferons. » Après le CNR, il y aura une phase « d’accouchement collectif » pour « créer du consensus » et « dire sur quoi on est d’accord et pas d’accord ». « Il y a en même temps une part d’action », a-t-il dit : « Dès les prochaines semaines, on va changer l’école, la santé, grâce à ses déclinaisons territoriales, en bâtissant ces feuilles (de route). Donc, oui, ça peut déboucher aussi sur des référendums. »

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