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« London Bridge is down » : ce qui est prévu si Elizabeth II meurt

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L’opération London Bridge, également connue par son code d’annonce « London Bridge is down », est le nom donné au plan qui fixe les détails du calendrier des dix journées qui suivent la disparition de la reine Elizabeth II. « Après une nouvelle évaluation ce jeudi matin, les médecins de la reine sont préoccupés pour la santé de Sa Majesté et ont recommandé qu’elle reste sous surveillance médicale. La reine continue à se sentir à l’aise », a annoncé le palais dans un bref communiqué.

Dès la mort de la souveraine, le Premier ministre est prévenu de sa mort, par téléphone sur une ligne sécurisée spécialement mise en place, par le secrétaire privé de la défunte qui ouvre la conversation par l’expression « London Bridge is down » (London Bridge est abaissé). Le Palais informe parallèlement la direction du Privy Council, qui regroupe les 670 conseillers de la couronne, essentiellement d’anciens responsables politiques et hauts fonctionnaires. Ils constituent l’Accession Council, le comité d’accession du successeur à la fonction suprême.

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L’Union Jack est mis en berne sur tous les bâtiments officiels dans les quatre régions du pays, l’Angleterre, l’Écosse, l’Irlande du Nord et le pays de Galles. En revanche, l’étendard royal des Windsor continue de flotter sur les palais royaux pour démontrer la continuité de la présente lignée d’origine germanique, issue des Hanovriens, étendue aux Saxe-Cobourg et rebaptisée Windsor qui soude les maillons de la chaîne britannique à travers les âges.

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Dès la nouvelle du décès rendue publique par un flash de la Press Association (équivalent britannique de l’Agence France Presse), la page d’ouverture du site Internet de la royauté est barrée de noir. Selon la tradition, un avis de décès liséré de noir est posé sur les grilles de Buckingham Palace. Les stations de radio bouleversent leurs programmes en alternant bulletins d’information et musique funèbre. Les présentateurs des chaînes de télévision arborent le costume sombre et la cravate noire.

Un calendrier en dix journées

L’organisation des cérémonies est coordonnée par le Cabinet Office (secrétariat général du gouvernement) qui chapeaute la haute fonction publique et les bureaux du Grand Chamberlain de la cour. Le centre de réponse mondial (Global Response Centre) du Foreign Office alerte les 15 dirigeants des pays dont la reine était cheffe de l’État et les 36 autres adhérents du Commonwealth, la grande famille d’outre-mer dont elle était présidente d’honneur.

Quarante-et-un coups de canon, minute nationale de silence et service religieux en la cathédrale Saint-Paul et dans tous les lieux de culte du pays sont également à l’ordre du jour.

Entre l’annonce officielle du décès et les obsèques, le calendrier, baptisé « D Day  » (le débarquement de Normandie, le 6 juin 1944), a été divisé en dix journées. Chacune est affublée d’un D majuscule suivi d’un chiffre.

D + 1

Charles est proclamé roi par l’Accession Council réuni au palais Saint James. Camilla est ensuite proclamée reine. La Chambres des communnes et la Chambre des lords, les deux chambres du Parlement, se réunissent pour rendre hommage à la souveraine.

D + 2

Le cercueil de l’ancienne reine est transféré à Buckingham Palace. 

D + 5

Le cercueil est installé dans la chapelle ardente du palais de Westminster. La foule défile pendant en quatre jours devant le cercueil pourpre à Westminster Hall. C’est l’occasion pour les sujets de participer de manière indicible à un événement collectif et de tourner la page ensemble sur un règne extraordinaire notamment par sa longévité. Pendant la veillée funèbre, les trois fils de la reine, Charles, Andrew – tous deux en grand uniforme de la Royal Navy –, Edward et un quatrième membre mâle de la famille royale doivent remplacer pendant vingt minutes les officiers qui montent la garde aux quatre coins du cercueil, immobiles, tête baissée.

D + 10

Le dernier acte du deuil national, les obsèques royales se déroulent dans l’abbaye de Westminster, en présence de 2 000 invités, dont le gotha des têtes couronnées. Les funérailles sont organisées par le duc de Norfolk, selon une tradition remontant à 1672. Le glas doit résonner chaque minute pendant 96 minutes, autant que l’âge de la défunte. Et pendant 2 minutes, à 11 h 30 précises, le royaume tout entier se fige dans le silence.

Feue Elizabeth II est enterrée dans la crypte royale de la chapelle Saint-George de Windsor aux côtés de son père, de sa mère, de sa sœur, la princesse Margaret et de son époux, Philip d’Édimbourg.

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