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Netflix règle à l’amiable un litige autour du « Jeu de la dame »

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La série Netflix Le Jeu de la dame a rencontré un grand succès dès sa sortie en octobre 2020. Mais tout le monde n’a pas vu les choses de façon aussi positive. La joueuse d’échecs géorgienne Nona Gaprindachvili n’a que très peu apprécié la façon dont elle a été dépeinte dans la série. Se sentant dénigrée, la légende des échecs soviétiques a décidé de traîner Netflix en justice. La procédure a pris fin, car un accord amiable a été trouvé, a indiqué mercredi à l’AFP une source proche du dossier.

« Je suis heureux que ce dossier ait trouvé une issue », a commenté à l’AFP l’avocat de la joueuse, Alexander Rufus-Isaacs. Sollicité par l’AFP, Netflix n’a pas donné suite immédiatement. Les deux parties étaient engagées dans une procédure de médiation depuis mars.

Conséquence de cet arrangement, la plateforme a formellement renoncé mardi à faire appel d’une décision d’une juge fédérale de Los Angeles, qui avait estimé que l’action de Nona Gaprindachvili était bien fondée, même si la série se voulait être une fiction. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué. La championne géorgienne réclamait 5 millions de dollars de dommages et intérêts à Netflix.

Oui, Nona Gaprindachvili a bien affronté des hommes

Nona Gaprindachvili reprochait aux auteurs de la série de l’avoir diffamée en incluant une mention de la joueuse géorgienne, selon laquelle elle n’aurait « jamais affronté d’hommes » en compétition, contrairement à l’héroïne fictionnelle du Jeu de la dame, l’Américaine Beth Harmon (interprétée par Anya Taylor-Joy). Or, en 1968, année durant laquelle est censée se dérouler Le Jeu de la dame, la légende des échecs soviétiques avait bien déjà affronté des dizaines d’hommes, avait fait valoir l’intéressée.

Cette allégation visant Nona Gaprindachvili « est manifestement fausse, ainsi que grossièrement sexiste et dénigrante », précisait la joueuse géorgienne dans l’assignation déposée devant un tribunal fédéral de Los Angeles en septembre 2021.

La plateforme avait initialement estimé cette action sans « aucun fondement », plaidant qu’il s’agissait d’une œuvre de fiction protégée par la Constitution américaine et son premier amendement qui garantit la liberté d’expression.

Une ligne de défense invalidée par la juge Virginia Phillips, avant que les deux parties ne s’entendent finalement sur une issue extrajudiciaire. Nona Gaprindachvili est devenue, en 1978, la première femme grand maître d’échecs de l’histoire.


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