Ce soir ?

Mort d’Elizabeth II : la presse internationale lui offre ses unes

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Après 70 ans de règne, une vie de service et de dévotion, Sa Majesté s’est éteinte à Balmoral, sa demeure écossaise, loin des projecteurs de Londres. Elizabeth II restera le symbole d’une époque à laquelle le monde entier doit faire ses adieux. Loin de leur pudeur habituelle, les Anglais déclarent ouvertement leur peine à la une des journaux : remerciements, admiration et déclarations d’amour s’invitent dans les kiosques britanniques. Deux portraits dominent le paysage, le premier et le dernier d’une vie hors du commun. The Guardian a choisi une photo signée par Cecil Beaton, prise lors du couronnement d’Elizabeth II en juin 1953. The Times et The Daily Telegraph, quant à eux, ont préféré le portrait officiel de la reine, dévoilé lors de l’annonce de Buckingham.

En France, en une du Parisien, l’image se teint de bleu, évoquant quiétude et sagesse. Elizabeth adresse un salut ganté en pleine page. Libération rend hommage à Sa Majesté sur sa une et sur sa quatrième de couverture de leur numéro du jour. D’un côté, l’image solennelle, en noir et blanc, de la souveraine regardant au loin, de l’autre, une photo de la monarque qui nous tourne le dos comme pour nous adresser un dernier adieu. On suit une toison blanchie par le temps, une couronne étincelante et une fourrure couleur neige.

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L’Europe se joint au deuil des Britanniques. La Vanguardia, l’un des plus anciens périodiques espagnols, choisit un portrait de 2018, celui d’une Elizabeth II hors du temps, représentée par Richard Stone, le peintre officiel de la famille royale. Le quotidien allemand Bild fait le choix de la sobriété avec une photo un brin classique légendée simplement « Le monde pleure la reine ».

Les condoléances bravent la houle et voguent jusqu’au nouveau monde. Les États-Unis rendent hommage à celle qui a rencontré 13 des 14 derniers présidents américains. The New Yorker a opté pour une illustration de Malika Favre, une artiste française, qui met en scène la reine de profil, au centre de son drapeau, comme rayonnante au milieu d’un halo national.

Time opte pour la simplicité, une couverture dépouillée : une image de plain-pied, un nom et des dates. Rien à ajouter.

Le journal brésilien O Globo choisit quatre miniatures, l’évolution d’un profil, des joyaux de la couronne et d’une coiffure à l’épreuve du temps.

The Herald, journal écossais et leader des ventes en Nouvelle-Zélande, a quant à lui choisi une imposante photo de la reine. Sur fond de ciel orageux, Sa Majesté toise les plaines écossaises qu’elle chérissait tant, couverte d’un majestueux manteau de velours vert. Titre sobre : « La Reine ». Beau, simple, efficace.

En cette journée de deuil, les dissensions s’éteignent. The National, dont le slogan, inscrit en couverture, « pour une Écosse indépendante », affiche clairement la ligne éditoriale, rend hommage à la reine en utilisant une image des plus authentiques, datant de 1952 : celle d’Elizabeth posant en tailleur dans son jardin, entourée de ses bien-aimés corgis.

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« Grief is the price we pay for love » (comprenez « Le chagrin est le prix à payer pour l’amour »). Cette phrase prononcée par Elizabeth II lors d’un discours de soutien aux victimes des attentats du 11 septembre 2001 et reprise en couverture du Daily Telegraph a une nouvelle résonance aujourd’hui, alors que le Royaume-Uni entre dans une période de douze jours de deuil protocolaire.


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