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Nucléaire : « doutes » de Londres, Berlin et Paris sur « l’engagement » de l’Iran

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Berlin, Paris et Londres ont exprimé samedi 10 septembre leurs « sérieux doutes » sur « l’engagement » de Téhéran à parvenir à un « résultat positif » dans les négociations en cours pour sauver l’accord de 2015 sur le nucléaire. « L’Iran poursuit l’escalade de son programme nucléaire bien au-delà de ce qui pourrait être justifié de manière plausible pour des raisons civiles », déplorent dans un communiqué commun les gouvernements des trois pays.

« Début août, après un an et demi de négociations, le coordinateur du JCPoA (l’accord de 2015, NDLR) a présenté un ensemble de textes finaux qui devait permettre à l’Iran de remplir à nouveau ses obligations au titre du JCPoA et aux États-Unis de revenir à l’accord », rappellent les gouvernements des trois pays dans un communiqué commun. « Dans ce paquet final, le coordinateur a apporté des modifications supplémentaires qui nous ont poussés aux limites de notre flexibilité », soulignent-ils. « Malheureusement, l’Iran a décidé de ne pas saisir cette opportunité diplomatique décisive » et « poursuit l’escalade de son programme nucléaire bien au-delà de ce qui pourrait être justifié de manière plausible pour des raisons civiles », regrettent Londres, Paris et Berlin.

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Les trois capitales doutent d’un « résultat positif »

Téhéran a ainsi récemment demandé une nouvelle fois la clôture d’une enquête de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) concernant des traces d’uranium enrichi retrouvées sur trois sites non déclarés, ce que le patron de l’Agence, Rafael Grossi, refuse. « Cette dernière demande soulève de sérieux doutes quant aux intentions de l’Iran et à son engagement en faveur d’un résultat positif concernant le JCPoA », font valoir les trois pays.

Selon eux, « la position de l’Iran n’est pas conforme à ses obligations juridiquement contraignantes et compromet les perspectives de rétablissement du JCPoA », conclu en 2015 avec Téhéran par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (États-Unis, France, Royaume-Uni, Chine et Russie) plus l’Allemagne. « Notre position reste claire et inchangée. L’Iran doit coopérer pleinement et immédiatement avec l’AIEA, en toute bonne foi », ajoutent-ils.

« Compte tenu du fait que l’Iran ne conclut pas l’accord sur la table, nous discuterons avec nos partenaires internationaux de la meilleure façon de gérer l’escalade nucléaire continue de l’Iran et son manque de coopération avec l’AIEA », préviennent Paris, Londres et Berlin. La dernière réponse de l’Iran dans les négociations en cours est un pas « en arrière », avait déjà estimé vendredi à Bruxelles le secrétaire d’État américain, Antony Blinken.

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