Ce soir ?

Roussel dit non à « la gauche des allocs », la Nupes grince des dents

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C’est une sortie qui ne passe pas dans l’alliance de gauche. En pleine Fête de l’Humanité, le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel, s’attire les foudres de ses proches en politique. La cause ? Une phrase prononcée le vendredi 9 septembre, en ouverture de la traditionnelle « Fête de l’Huma ». « La gauche doit défendre le travail et ne pas être la gauche des allocations et des minima sociaux », a-t-il argué. Moins de vingt-quatre heures après, les réactions ne manquent pas.

À nos confrères de BFMTV, le député LFI Alexis Corbière invite le communiste à faire « attention à son vocabulaire ». Toujours chez les Insoumis, la députée Clémentine Autain accuse Fabien Roussel « d’opposer les chômeurs et les travailleurs ». Il faut dire que, ces dernières semaines, les relations entre Fabien Roussel et La France insoumise ont tendance à se distendre. Interrogé à ce sujet le 6 septembre dernier, le communiste avait sobrement indiqué que sa relation avec Jean-Luc Mélenchon était « cordiale et studieuse », sur LCI.

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Un tollé et des explications de la part de l’élu communiste

Face au tollé provoqué par cette sortie, le député nordiste s’est expliqué samedi. « La France pour laquelle je me bats, c’est une France du travail dans laquelle nous arrivons à éradiquer le chômage. Cela veut dire que nous avons tellement de défis à relever, d’emplois à pourvoir, que, dans ma France, il n’y a plus d’allocation-chômage. C’est de ces allocations-là que je parle. Il n’y a plus de RSA, plus de revenu de substitution qui permettent de nourrir le chômage. Je veux nourrir le travail. Je souhaite que tous les jeunes, tous les Français aient accès à un travail avec un salaire permettant de vivre dignement », a-t-il longuement expliqué face aux journalistes.

Dans le même temps, sans s’insurger totalement contre les propos de Fabien Roussel, d’autres responsables de gauche ont critiqué la position de celui-ci. « Il est vrai qu’une partie de la population n’a pas suivi la gauche » et il faut « restaurer sa confiance », a réagi le premier secrétaire du PS, Olivier Faure. Selon lui, une « République du travail » n’est pas incompatible avec « la protection de l’assurance-chômage ». Par ailleurs, Léa Balage El Mariky, secrétaire nationale adjointe chez Europe Écologie-Les Verts, brocarde une opposition entre « ceux qui sont dans l’emploi et ceux qui ne le sont pas ». « Nous, les Verts, nous voulons promouvoir autre chose que l’émancipation par le travail salarié », a-t-elle ajouté.

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