Ce soir ?

La Fête de l’Huma révèle au grand jour des dissensions dans la Nupes

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Les tensions s’électrisent au sein de la Nupes. Comme l’indique Le Figaro, la Fête de l’Humanité était censée mettre en avant le grand rassemblement de la gauche entamé lors des élections législatives. Elle a finalement mis en lumière des désaccords profonds entre les différentes forces de l’alliance. Absent de l’événement depuis 2016, Jean-Luc Mélenchon en a profité pour mettre en garde ses différents alliés lors de son discours à Brétigny-sur-Orge, dans l’Essonne.

« Je demande qu’on arrête les jérémiades, […] nous avons avancé et marqué des points », a tonné le leader Insoumis en réponse aux réserves de Fabien Roussel et de François Ruffin, qui ont regretté que la coalition n’ait pas reconquis les classes populaires. Le chef du Parti communiste, Fabien Roussel, s’était d’ailleurs attiré les foudres de la Nupes en déclarant à la presse, en préambule de la Fête de l’Humanité, que « la gauche doit défendre le travail et ne pas être la gauche des allocations et des minima sociaux ».

Cette sortie n’a pas manqué de faire monter la crispation entre les forces de gauche, comme l’atteste la réponse cinglante de la présidente du groupe LFI à l’Assemblée, Mathilde Panot. L’élue a en effet appelé à « ne pas reprendre le vocabulaire de l’extrême droite », visant ainsi directement le député du Nord, pourtant assis à moins d’un mètre d’elle, au cours de ce qui était un débat consacré à la Nupes.

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Bayou et Faure en intermédiaires

Au milieu de ces dissensions politiques, Olivier Faure et Julien Bayou ont souvent joué les intermédiaires entre Insoumis et communistes, note Le Figaro. « Je préfère tes discours à tes interviews », a déclaré avec humour l’écologiste à Fabien Roussel pour dissiper les tensions. « Si on m’avait dit qu’on serait là tous ensemble. Il faut se battre ensemble, refuser la division, pour être dans cinq ans enfin au second tour et pour la victoire », a quant à lui insisté le premier secrétaire du Parti socialiste.

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À deux semaines de la rentrée parlementaire, les forces de gauche ont également agité la menace de la colère sociale, qui pourrait, selon eux, exploser face au texte consacré à l’assurance-chômage. Si les Insoumis ont appelé leurs sympathisants à se mobiliser lors de la marche contre la vie chère prévue début octobre, Fabien Roussel préfère avant tout se concentrer sur la journée de grève nationale et générale lancée par les syndicats le 29 septembre. Aux antipodes de l’unité promise il y a encore quelques semaines.


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