Ce soir ?

Quand Disney sonne la charge avec « Avatar 2 » et « « Indiana Jones 5 »

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Le D 23 ( D pour Disney et 23 pour le centenaire des studios d’animation), qui se tenait ce week-end, dans l’immense centre de convention d’Anaheim, à Los Angeles, tient tout à la fois de la grand-messe et de la foire commerciale à la gloire de la célèbre souris aux grandes oreilles. Pour des milliers de fans qui n’hésitent pas à payer leur place et à se déguiser en Spider-Man ou en princesse des neiges, c’est l’occasion de découvrir en avant-première les bandes-annonces des futures nouveautés du géant de l’entertainment et de ses filiales Pixar, Lucasfilm, Marvel et 20th Century Studios. Et elles sont nombreuses pour les mois à venir, du côté de Star Wars, notamment, pour la plateforme Disney+ qui, dès le 21 septembre, propose trois épisodes de la série de Lucasfilm Andor, qui se déroule cinq ans avant Rogue One. Viendront ensuite d’autres séries comme Willow, Ahsoka (réalisée par Jon Favreau) ou encore la saison 3 de The Mandalorian en 2023. On note au passage que le streaming télé domine les films en salle, signe que les temps ont changé et que la bascule est en faveur des plateformes qui accélèrent leurs programmes.

Retour sur les annonces clés de cette convention Disney, où les superlatifs et hyperboles («  Amazing », «  Incredible », «  The dream comes true ») font partie des figures imposées.

Le choc Avatar : la voie de l’eau

Le clou de cette D 23 fut la présentation, avec distribution de lunettes 3D, de six scènes clés du très attendu Avatar : la voie de l’eau (sortie mondiale le 16 décembre), après une brève intervention vidéo depuis la Nouvelle-Zélande de son réalisateur James Cameron, qui déjà prépare la suite du film le plus phénoménal du moment. En quelques mots, le cinéaste oscarisé est revenu sur le travail exceptionnel de ce nouvel Avatar, sur lequel il travaille depuis la sortie du premier, il y a 13 ans. Mais il a bien pris garde de ne jamais raconter l’histoire de ce nouvel épisode, ni de définir les nouveaux personnages et acteurs venus rejoindre le casting d’origine, notamment Kate Winslet, Vin Diesel, Michelle Yeoh, Edie Falco et Jemaine Clement.

Pour l’occasion, Sam Worthington (Sully), Zoe Saldana (Neytiri), Sigourney Weaver (Kiri), Stephen Lang (le Na’vi ressuscité) et le producteur Jon Landau étaient présents sur scène pour accompagner ces extraits exclusifs. Pas question de revenir sur l’histoire de la famille Sully, dont on découvre qu’elle doit se battre pour rester en vie et affronter de multiples menaces au cours de scènes impressionnantes de beauté, tournées en 3D. Place aux eaux claires et aux étonnantes créatures aquatiques de l’océan Pandora au fil de prises de vues sous-marines réalisées selon une nouvelle technologie de capture de mouvement développée spécialement pour Cameron. Les acteurs Na’vi ont dû travailler leur apnée et les mouvements sous l’eau, notamment dans la scène qui illustre le mieux leurs performances, lorsqu’ils plongent au milieu des coraux et d’une faune sauvage généreuse.

On passe ensuite à des scènes d’action lorsque des enfants sont capturés par les marines Quaritch et sauvés par Sully et Neytiri. En quelques images, tout un univers irréel, magique, s’ouvre devant nos yeux. Dans le dernier extrait, les enfants sont de nouveau dans l’eau en train d’apprendre comment monter les reptiles volants, semblables à ceux de la version de 2009. Pour cette production historique de la 20th Century Fox (rachetée par Disney), on évoque un budget de 250 millions de dollars et une franchise de trois autres films, en 2024, 2026 et 2028. Autant dire qu’on croit à l’avenir.

Indiana Jones 5 et les larmes d’Harrison Ford

On se souviendra longtemps de l’émotion du roi de l’aventure lorsqu’il est monté sur scène pour présenter la bande-annonce d’Indiana Jones 5 (sorti en salle le 30 juin), sans doute son dernier à bientôt 80 ans. « C’est ainsi, a-t-il lâché. Je ne tomberai plus de nouveau pour vous. Mais merci beaucoup. » On ne sait pas grand-chose de l’intrigue de ce nouveau volet, toujours produit par Steven Spielberg et réalisé par James Mangold avec en covedette l’actrice et scénariste anglaise Phoebe Waller-Bridge (Fleabag, Killing Eve), sinon de l’action et de l’action.

« Merci d’avoir vécu de telles expériences », avouait l’acteur-archéologue, ajoutant : « Je suis très fier de dire que ce film-là est fantastique. Les Indiana Jones évoquent l’imaginaire et le mystère. On raconte une belle et grande histoire, et ce film va vous botter le cul. » Quatorze ans après Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal, Harrison Ford revient en force, entouré par Mads Mikkelsen, Toby Jones, Boyd Holbrook, Thomas Kretschmann et Antonio Banderas. Et, comme il se doit, John Williams signe encore la bande originale.

Côté animation, on note que le Studio Disney, qui fêtera son centenaire l’année prochaine, défend son patrimoine et recycle ses trésors en annonçant un prequel du Roi lion avec Mufasa, actuellement en préparation sous la direction de Barry Jenkins (oscarisé avec Moonlight), une adaptation prises de vues réelles de La Petite Sirène jouée par l’actrice afro-américaine Halle Bailey, une seconde Blanche neige avec un duo de choc formé par Gal Gadot (Wonder Woman, Mort sur le Nil) et Rachel Zegler (West Side Story), et un nouveau Peter Pan flanqué de sa Wendy (parité oblige) avec Jude Law en capitaine Crochet.

Enfin, Jake Gyllenhaal, Dennis Quaid et Lucy Liu étaient là pour promouvoir Strange World, le Disney de Noël qui, contrairement au monde entier, ne sortira pas dans les salles de cinéma en France, mais sur sa plateforme Disney, chronologie des médias oblige. Vue de Los Angeles et de Hollywood, cette exception française, qui punit le public, prend des allures d’anomalie industrielle.

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