Ce soir ?

Le tacle du lundi – Violence dans les stades : la France est toujours larguée

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Moins de quatre mois après la finale de la Ligue des champions et le fiasco de son organisation, les autorités françaises sont de nouveau pointées du doigt après le violent épisode de jeudi dernier à Nice. Alors qu’un match de Coupe d’Europe était prévu face à Cologne, des affrontements brutaux ont eu lieu entre des hooligans du club allemand, des stadiers et des supporteurs des Aiglons, mais aussi d’anciens ultras du Paris Saint-Germain ! Conséquences de cette fin d’après-midi chaotique sur la Côte d’Azur : coup d’envoi retardé, plusieurs blessés et surtout des images de guérilla qui laissent sans voix.

Une organisation qui pose de nouveau question

Cela devient problématique si, à chaque match européen, la France se retrouve dans l’incapacité d’assurer la sécurité des personnes. Si on peut être consterné de voir des hooligans se débrouiller pour obtenir un accès aux stades en 2022, on ne doit pas oublier que, dans ces enceintes, on retrouve des familles et des supporteurs qui n’ont rien demandé. La sûreté de l’Allianz Riviera à Nice pose question : pourquoi aucun filet de sécurité n’a-t-il été installé ? Comment des personnes en quête uniquement de violence ont-elles pu faire le tour du stade aussi facilement ?

Cette rencontre avait d’ailleurs justement été classée à haut risque. Après le match, du côté du préfet des Alpes-Maritimes, Bernard Gonzales, on a choisi de fustiger l’attitude du club allemand. Cela ne vous rappelle rien ? Après la finale de la Ligue des champions, Gérald Darmanin avait estimé que « 30 000 à 40 000 faux billets » détenus par les supporteurs anglais avaient semé la pagaille. En réalité, il n’y en avait que 2 600, selon l’UEFA… Bref, au bout d’un moment, il faudra bien que quelqu’un assume toute cette pagaille !

Nouvelle semaine à haut risque

Après une saison de Ligue 1 et de Coupe de France déjà épuisante, avec, entre autres, des incidents lors de Nice-Marseille, Paris FC-Lyon, Lyon-Marseille ou encore Lens-Lille, on n’a clairement plus envie de vivre cela. Si les acteurs du ballon rond ont promis de se mettre autour d’une table pour trouver des solutions, avec notamment une charte préétablie de sanctions, il faudra vite trouver des remèdes à ces maux qui viennent sans cesse perturber les rencontres. Et, à moins de deux ans de l’accueil des Jeux olympiques d’été à Paris, la France doit être capable d’organiser un match de football sans heurts. À force de prendre des arrêtés préfectoraux et d’interdire à tout va des déplacements de supporteurs pour des affiches qui n’ont rien de nuisible, la politique de l’autruche a fini par se retourner contre les autorités…

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Et, quand on voit le programme de la semaine qui se profile, on a de quoi être inquiet. Mardi, les supporteurs de Francfort vont déferler par milliers à Marseille à l’occasion de la Ligue des champions. Si, dans ce cortège, on retrouve quelques hooligans comme à Nice, ça peut vite dégénérer. Jeudi, on surveillera de près deux points chauds : le club turc de Fenerbahçe se rendra à Rennes, tandis que les Hongrois de Ferencváros se déplaceront sur le Rocher, à Monaco. On croise fortement les doigts pour que tout se passe bien et que, dans le débrief de ces matchs, on parle uniquement de jeu et de résultats.

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