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Perquisition à Mar-a-Lago : la justice américaine accepte un expert de Trump

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Le ministère américain de la Justice a annoncé lundi 12 septembre accepter la possible nomination de l’un des juges proposés par Donald Trump pour passer en revue les documents saisis le 8 août au domicile de l’ancien président. Cette nomination, que le ministère tentait d’éviter, survient une semaine après qu’une juge fédérale, Aileen Cannon, a ordonné qu’un expert indépendant soit nommé. Vendredi, l’équipe juridique de l’ex-président américain et le ministère de la Justice avaient chacun soumis à la juge Cannon les noms de deux candidats pour le poste.

Le ministère a fini par accepter la candidature du juge proposé par l’équipe Trump, Raymond Dearie, du district est de New York, en plus de ses propres candidats. C’est maintenant à la juge Cannon de dire si elle choisit Raymond Dearie, 78 ans, pour cette affaire. L’équipe Trump avait de son côté rejeté les deux premières candidatures avancées par le ministère, les juges fédéraux à la retraite Barbara Jones et Thomas Griffith. Le ministère avait quant à lui retoqué un des deux noms suggérés par l’équipe Trump, Paul Huck Jr, un juge fédéral de Floride, invoquant son manque d’expérience.

Le 8 août, le FBI avait perquisitionné Mar-a-Lago, la résidence de Donald Trump en Floride, et saisi des cartons de documents confidentiels que le républicain n’avait pas rendus après avoir quitté la Maison-Blanche, malgré de multiples demandes.

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« Une perquisition illégale et inconstitutionnelle », selon Trump

Depuis cette opération de police spectaculaire et inédite pour un ancien chef d’État américain, Donald Trump, qui envisage ouvertement de se présenter à la présidentielle de 2024, tempête contre un acte qu’il juge « illégal et inconstitutionnel » et répète avoir été visé pour des raisons politiques.

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La décision de la juge Cannon de nommer un expert indépendant interdit temporairement aux enquêteurs fédéraux d’utiliser les documents saisis dans le cadre de leur enquête pénale. Parmi les textes collectés lors de l’opération policière figurent 18 documents classés « top secret », plus de 50 « secrets » et 31 « confidentiels ».


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