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Incendies en Gironde : la lourde facture des sinistres de l’été

Written by admin


Un nouvel incendie a déjà détruit plus de 3 500 hectares en Gironde, après être parti du village de Saumos dans le sud du Médoc. Ce sinistre, qui a déjà poussé à l’évacuation de plus de 800 personnes, fait remonter à la surface un douloureux souvenir : celui d’un été miné par les feux. En Gironde, les municipalités, les agriculteurs, les propriétaires forestiers, les professionnels du tourisme et les particuliers n’ont pas fini de calculer les coûts des dégâts provoqués par les incendies de juillet et août qu’il faut déjà commencer à gérer les conséquences de ce feu-là. Les pompiers ont fait le calcul : en juillet (les incendies avaient commencé le 12), chaque intervention a coûté entre 750 000 et un million d’euros, rapporte un porte-parole, Éric Brocardi, au Parisien. Et ça, ce n’est que le coût d’engagement. Avec les frais de bouche, d’hébergement, les pertes matérielles… La facture grimpe en flèche.

En effet, comme l’explique Éric Brocardi, à la facture de base s’ajoutent les véhicules d’intervention incendiés. En juillet, les pompiers ont perdu 40 engins, certains coûtant jusqu’à 300 000 euros (pour les gros camions), d’autres 50 000 euros (pour les 4×4). Ces 2 000 pompiers, qui ont été mobilisés tout l’été, il a aussi fallu les loger et les nourrir. Cela, malgré l’aide de la population, a impacté directement les municipalités. À Louchats, par exemple, le maire Philippe Carreyre a confié au Parisien avoir déjà dû rembourser 30 000 euros pour les frais engagés. Et pas seulement pour la nourriture, mais aussi pour rémunérer les agriculteurs venus prêter main-forte. Il lui reste 100 000 euros de factures sur les bras. Mais l’État devrait lui venir en aide.

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Les petits propriétaires forestiers en grande difficulté

Dans le tourisme, les professionnels ont également payé le prix fort. Contraints de fermer, pour leur sécurité et celle de leurs clients, ils n’ont pas pu reprendre une activité normale à la réouverture des massifs forestiers et des plages. Certains campings ont été entièrement détruits.

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Ceux qui risquent de payer un lourd tribut sont les petits propriétaires forestiers, qui ne sont pas assurés contre les incendies, et qui ont vu leurs massifs partir parfois entièrement en fumée.

À noter que ces premiers chiffres ne sont que des estimations partielles. La facture d’août est en cours de calcul. Et celle de septembre, si les incendies se généralisent, risque de prendre aussi beaucoup de temps.


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