Ce soir ?

Elizabeth II – Concentration inédite de têtes couronnées pour les funérailles

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Un parterre de têtes couronnées pour rendre hommage à la doyenne des reines… Lundi prochain, l’abbaye de Westminster va vivre un grand moment de son histoire avec l’une des plus impressionnantes concentrations de reines et de souverains jamais organisées. Qu’on en juge avec la galerie des princes et monarques qui ont répondu à l’invitation de la famille royale : le roi d’Espagne Felipe et Letizia, le roi Willem-Alexander des Pays-Bas et son épouse Maxima, le roi Carl XVI et la reine Silvia de Suède, la reine Margrethe II de Danemark et son fils aîné le prince héritier Frederick, le roi Harald V de Norvège, le roi Philippe et la reine Mathilde de Belgique, le prince Albert II de Monaco et son épouse Charlène, le grand-duc Henri de Luxembourg, sans oublier le roi et la reine du Bhoutan et l’empereur du Japon Naruhito et l’impératrice Masako, dont ce sera le premier voyage à l’étranger depuis son accession au trône en 2019.

À la liste s’ajoutent les représentants des familles non régnantes et les parents éloignés du gotha qui ont toujours des liens avec la famille royale, comme les ex-rois Constantin II de Grèce et Siméon II de Bulgarie, ou encore la princesse Margareta et le prince Radu de Roumanie, proches du roi Charles III. Il faut dire que la reine Elizabeth descend de l’impératrice Victoria, mariée à l’Allemand Albert de Saxe-Cobourg-Gotha, dont les enfants et petits-enfants ont essaimé dans toutes les grandes cours du continent – Victoria a ainsi été surnommée la « grand-mère de l’Europe ». Selon le Daily Mail, qui a fait ses comptes, Elizabeth II comptait ainsi pas moins de quatorze tantes et oncles dans les familles royales, ainsi qu’une trentaine de cousins germains, ce qui explique aussi les hommages et l’émotion ressentie dans les cours européennes – la reine Margrethe II, cousine et proche de la reine, a ainsi annulé une grande partie de son propre jubilé le week-end dernier en apprenant son décès.

Deux rois d’Espagne

Autre cousin de poids à faire le déplacement jusqu’à Londres : le roi émérite Juan Carlos d’Espagne, descendant également de Victoria, qui a décidé de quitter son exil des Émirats arabes unis pour venir rendre hommage à la souveraine britannique, et ce, malgré son âge et la fatigue. On verra ainsi deux rois d’Espagne sous les voûtes de Westminster, sachant que le père et le fils sont en froid, Felipe VI faisant tout pour éviter de se faire photographier avec son père, dont l’image a été ternie par des scandales et des affaires de fraude fiscale. On dit que le gouvernement espagnol a tout fait pour dissuader l’ancien roi de venir, mais Juan Carlos, invité à titre personnel en raison de ses liens étroits avec sa cousine – tout comme la reine Sofia –, n’a pas cédé…

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Une telle concentration de princes et de monarques reste en tout cas rarissime, et seule la couronne britannique est capable de mettre encore en scène de telles retrouvailles. Il faut remonter au mariage de Charles et Diana en 1981 pour assister à un tel parterre de choix autour des Windsor, avec plus d’une trentaine de souverains et représentants de familles princières présentes dans la cathédrale Saint Paul. Les funérailles du roi des Belges Baudouin Ier, en 1993 à Bruxelles, avaient également marqué les esprits avec la présence exceptionnelle de l’empereur Akihito du Japon et de la reine Elizabeth II et de son époux, le duc d’Edimbourg, autour d’une demi-douzaine de têtes couronnées. Mais les obsèques d’Elizabeth II devraient entrer dans les annales de l’Histoire, d’autant que des dizaines de chefs d’État sont également attendus, faisant de l’abbaye de Westminster l’une des zones les plus sécurisées au monde pendant quelques heures ce lundi 19 septembre…

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Une assemblée prestigieuse qui devrait à nouveau se retrouver dans quelques mois, cette fois pour assister au couronnement de Charles III dans le même édifice. Sauf si le nouveau souverain décide d’alléger le protocole et d’opter pour une cérémonie plus sobre et moins ostentatoire… Mais on voit mal la couronne britannique faire l’impasse sur les ors et la pompe qui nourrissent aussi sa gloire et sa légende.

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