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« Tout le monde se méfie » : quand Harry et les Windsor sont réunis

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Il y a quelque chose de changé dans le clan des Windsor… Depuis son accession au trône, Charles III a donné le ton en multipliant les gestes d’apaisement envers les Sussex, traités jusqu’alors comme les parias de la famille royale. Tout le monde a noté ses quelques mots bienveillants lors de sa première allocution, au lendemain de la mort de sa mère Elizabeth II : « Je veux aussi exprimer mon amour pour Harry et Meghan, alors qu’ils continuent de construire leur vie à l’étranger… » a ainsi déclaré le nouveau monarque, à la surprise générale, souhaitant d’emblée intégrer les Sussex au deuil familial. 

Selon le Daily Mail, Charles III aurait personnellement demandé à William de faire un pas vers son frère et de s’afficher avec lui devant les grilles du château de Windsor samedi 10 septembre. Un peu interloqué, le nouveau prince de Galles a obtempéré en faisant savoir aux Sussex qu’ils pouvaient se joindre à eux devant la foule, leur laissant une heure de plus pour se préparer. L’image des deux couples rassemblés, serrant des mains devant les parterres de fleurs, ont eu plus d’effet que tous les communiqués officiels : les Sussex retrouvaient leur famille, les Windsor serraient les rangs dans le deuil, l’heure n’était plus aux règlements de comptes…

Sans-faute de Meghan

Depuis, Harry et Meghan ont retrouvé une place de choix dans les cérémonies officielles : dans la lumière, juste derrière William, l’héritier du trône, et à quelques pas du nouveau roi, qui l’a voulu ainsi. On les a vus côte à côte pour rendre hommage à Elizabeth II dans le hall de Westminster, main dans la main, Meghan effectuant un sans-faute en s’inclinant dans une profonde révérence devant le cercueil royal. Ils seront également dans les premiers rangs pour les funérailles officielles ce lundi. Pas question de répéter le jeu de cache-cache lors du jubilé de la reine en juin, quand on avait prié le couple de se tenir en retrait, derrière les tentures des palais, évitant soigneusement un salut au balcon de Buckingham pour la parade militaire. 

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Charles a-t-il le choix ? Après tout Harry est son fils, cinquième dans l’ordre de succession, ses petits-enfants Archie et Lilibet sont prince et princesse de droit, les humilier publiquement c’est aussi affaiblir quelque part la couronne… Et surtout, donner du grain à moudre à la presse populaire toujours aux aguets, qui aurait sauté sur la moindre occasion pour faire part des dissensions au sein d’une famille frappée par le deuil. Le nouveau monarque n’a aucune envie de voir les funérailles de sa mère ternies par les ragots ou les plaintes des mal-aimés… La même indulgence a été accordée à son frère le prince Andrew, l’autre pestiféré des Windsor, sali par l’affaire Epstein, qui a été associé au premier rang – mais sans uniforme – aux cérémonies protocolaires.

Ces gestes d’apaisement laissent-ils augurer un avenir plus apaisé ? Charles III pourrait profiter de la présence des Sussex à Londres pour remettre les pendules à l’heure, se montrer plus souple envers le couple s’il s’abstient de franchir à nouveau les lignes jaunes. Et éventuellement ouvrir plus largement son portefeuille privé pour le soutenir au cas où… Mais on voit mal Harry et Meghan renoncer à ce qui nourrit leur notoriété et leur business à l’étranger : à savoir vendre leur souvenirs familiaux au plus offrant et faire le buzz dans des interviews coup de poing. Pour l’instant, en raison du deuil, Meghan a suspendu ses podcasts, présentés comme des conversations « intimes et franches » avec ses invités, tandis que le prince Harry prépare la sortie de son autobiographie que les Windsor voient déjà comme un nouveau brûlot contre eux… 

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« Tout le monde se méfie »

Et si l’union s’affiche face caméra, les couteaux restent bien aiguisés en coulisse. « Tout le monde se méfie d’eux, explique Jérôme Carron, reporteur à Point de Vue. Les Windsor évitent de trop leur parler, ils ont peur que leurs moindres propos soient enregistrés à leur insu ou finissent déformés dans une interview, un podcast de Meghan ou dans les mémoires de Harry, qui devraient finalement sortir en novembre… La suspicion est de mise, chacun reste sur ses gardes. » Preuve que les plaies sont loin d’être refermées : lorsque Harry est venu au chevet de sa grand-mère mourante à Balmoral, jeudi 8 septembre, il n’a pas été convié à rejoindre son père et William, qui ont dîné à part le soir venu. Le cadet du nouveau roi s’est contenté de rejoindre la table du second cercle, avec Anne, Edouard et Andrew. « Deux dîners étaient organisés sur le domaine royal ce soir-là, a expliqué une source au Daily Mail. Et il y avait une nette division : l’un était pour le roi et son héritier, l’autre pour le reste de la famille… » Un message on ne peut plus clair pour Harry.

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