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Insécurité dans les transports : les villes françaises les plus touchées

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Gérald Darmanin a détaillé, mardi, la répartition entre police et gendarmerie des effectifs supplémentaires (8 500) prévus dans la loi d’orientation et de programmation (Lopmi) qui sera débattue en première lecture au Sénat début octobre. À cette occasion, le ministre de l’Intérieur a souligné que le gouvernement mettrait « l’accent particulièrement sur les transports en commun, notamment dans la région parisienne où 50 % des actes de délinquance se passent à Paris et dans la petite couronne avec énormément d’agressions envers les femmes ». Pour ce faire, il sera créé une « direction unique de la police et de la gendarmerie et des effectifs seront renforcés dans les grandes agglomérations ».

Ce constat est confirmé, ce mercredi, par des chiffres rapportés par Le Figaro qui illustrent la nette augmentation des violences dans les transports en commun après une chute en 2020 provoquée par la pandémie. Dans les bus, trams, métros, trains, arrêts et gare, les agressions et les vols ont augmenté de 4 % avec 122 000 victimes en 2021, soit 334 par jour.

La métropole lyonnaise en difficulté

Certaines villes sont significativement plus touchées que les autres par ces violences, comme en témoigne le classement publié dans les colonnes du quotidien. La région lyonnaise fait notamment figure de mauvaise élève : Villeurbanne (+ 53 %) et Lyon (+ 45 %) sont en tête du classement des villes où les violences dans les transports ont le plus augmenté. Et c’est Saint-Étienne qui vient compléter le podium.

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À Paris, en revanche, la situation a plutôt tendance à s’améliorer. Après une chute liée à la fermeture des transports et de l’absence des touristes en 2020 (- 29 % par rapport à 2019), la capitale enregistre une nouvelle baisse de 5 % en 2021. Avec une chute de 32 % sur l’année, Grenoble enregistre la plus grande baisse de violence dans les transports. Mais les agents du syndicat M’Tag estiment que les dépôts de plainte ne sont pas systématiques et que l’on sous-estime les faits graves.

Un représentant assure au Figaro : « Ces chiffres sont biaisés. Ils sont écœurants en comparaison avec ce que l’on vit tous les jours. Hier encore, une conductrice s’est fait cracher dessus à trois reprises. Nos responsables auraient dû prendre l’initiative de l’accompagner vers le dépôt de plainte. On veut que ce soit systématique. »


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