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Affaire PPDA : « J’étais très con à cette époque », admet Beigbeder

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« J‘étais très con à cette époque. » Cité dans le témoignage de Bénédicte Martin, qui raconte avoir été l’une des victimes de PPDA, Frédéric Beigbeder apporte ce jeudi sa réponse au quotidien. Recruté à l’époque chez Flammarion, il avait œuvré à la publication d’un recueil de nouvelles de Bénédicte Martin, au cours de la promotion duquel l’autrice rencontrera Patrick Poivre d’Arvor.

Dans son témoignage révélé lundi, elle dénonce l’inaction et l’indifférence de Frédéric Beigbeder au moment de raconter l’agression dont elle a été victime. « Je n’ai eu cesse de relater les actes de PPDA, personne n’a jamais été choqué », assure-t-elle. Après avoir confié que PPDA aurait essayé de l’agresser sexuellement, Frédéric Beigbeder aurait « explosé de rire », considérant l’agression sexuelle ou le viol comme un acte commun chez le présentateur du JT de TF1, « un baptême ou un adoubement ». Il aurait également raconté l’histoire à Michel Houellebecq, entrant dans son bureau à ce moment-là chez Flammarion. « PPDA a essayé de sauter Bénédicte », aurait-il assuré avant que son interlocuteur réponde : « Rien ne change alors. »

« Je suis désolé si je n’ai pas réagi en 2003 comme je le ferais aujourd’hui »

Quelques jours après la publication de ce témoignage, Frédéric Beigbeder a tenu à revenir sur cette scène dans les colonnes de Libé, dont il assure n’avoir « aucun souvenir ». « Cela ne signifie pas qu’elle est imaginaire, insiste-t-il. Si quelqu’un a fait du mal à Bénédicte, il est important que la justice fasse son travail. Quant à moi, je suis désolé si je n’ai pas réagi en 2003 comme je le ferais aujourd’hui. J’étais très con à cette époque, mais cela, nous le savions tous déjà. »

À LIRE AUSSI« Impunité », le livre choc d’Hélène Devynck contre PPDA

Dans un livre qui paraîtra ce vendredi aux éditions du Seuil, la journaliste Hélène Devynck, 55 ans, raconte également son histoire, se disant elle aussi victime du même agresseur. Son témoignage, écrit à la première personne, revient sur l’année écoulée dans l’affaire « PPDA », l’une des plus emblématiques du mouvement MeToo en France. Elle y développe surtout sa perception de « la construction de l’impunité » et questionne la responsabilité de TF1, et tout un « système criminel » entretenu par une culture du silence, teintée de complaisance ou d’indifférence.

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