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Études supérieures : l’Unef fustige les promesses non tenues du gouvernement

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Le principal syndicat étudiant charge le gouvernement. Dans un bilan de l’Union nationale des étudiants de France (Unef), révélé par Libération, le syndicat étudiant dénonce une baisse de la capacité d’accueil des universités publiques françaises de l’ordre de 6 000 places en deux ans, entre 2019 et 2021. Et ce, alors que dans le même temps, le ministère de l’Enseignement supérieur a annoncé en 2020 l’ouverture de 9 500 places en licence. D’autant que, selon l’Unef, une grande partie des ouvertures de places sont faites dans le cadre de formations à distance : sciences humaines (1878, entre 2018 et 2021) et droit (1800, sur la même période).

Résultat, ce qui devait arriver arriva, de nombreux jeunes souhaitant être admis dans une formation supérieure n’ont reçu aucune proposition. En 2021, selon l’Unef et les dernières données du ministère de l’Éducation, ce sont environ 120 000 étudiants qui se sont retrouvés sur le carreau. Un constat qui n’est pas confirmé par la rue de Grenelle. Selon le ministère, le chiffre « ne correspond à aucune réalité de la fin de procédure Parcoursup ». L’administration arguant que sur les 120 000 jeunes n’ayant reçu aucune proposition, nombreux étaient ceux à avoir un projet « en parallèle ».

Une fois admis à l’université, le parcours du combattant des étudiants n’est pas fini. L’Unef se plaint ainsi, toujours dans son rapport, d’un manque de place en master. Pour cela, le syndicat étudiant s’appuie sur l’augmentation considérable du nombre de saisines du rectorat en la matière : 4 043 en 2017, 11 615 en 2021.« Neuf étudiants sur dix n’ont pas d’inscription à l’issue de la saisine en 2021. »

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« Nous voulons alerter l’opinion publique »

L’autre grief de l’Unef, qui découle en réalité des autres problématiques, c’est le manque chronique d’investissement dans le secteur public. Résultat, les formations privées ont le vent en poupe, moyennant des frais de scolarité parfois exorbitants. « Depuis le début du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, le nombre d’étudiants dans le privé a augmenté de 41,7  %, contre 3,3  % pour le public […]. Le secteur privé a donc absorbé 75  % de la hausse démographique des dernières années », critique le syndicat. Par ailleurs, l’Unef se plaint de l’augmentation du nombre de reconnaissances officielles de formations dispensées par des organismes privés.

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Si, jusqu’à présent, la plateforme Parcoursup était au cœur des critiques. Le syndicat étudiant assure vouloir aller au-delà. « Nous voulons alerter l’opinion publique. Ce n’est pas Parcoursup le problème, c’est le financement de l’enseignement supérieur qui est en question ». En 2022, le gouvernement avait alloué 17,29 milliards d’euros à l’Enseignement supérieur dans sa loi de finances, des crédits en hausse de 2,3 % sur un an.

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