Ce soir ?

Le procès de la collision de Millas suspendu après un malaise de la prévenue

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Nadine Oliveira, la conductrice du car scolaire entré en collision avec un train à Millas (Pyrénées-Orientales) en 2017, tentait, une nouvelle fois, d’expliquer ce qu’elle avait vu au moment de la collision lorsqu’elle s’est effondrée, à la barre du tribunal de Marseille. Un malaise qui a nécessité l’intervention des pompiers et entraîné la suspension des débats jusqu’au lundi 26 septembre.

Une nouvelle fois, la conductrice a répété que les barrières du passage à niveau étaient ouvertes au moment de son passage, ce que les expertises contredisent formellement. Mais la femme de 53 ans parle aussi d’un « trou noir » sur ce qui s’est passé.

Revivre la scène traumatique a fait s’effondrer la victime

« Ce n’est pas très, très clair, ce trou noir, et il y a quelque chose qui m’interroge : vous maintenez que cette barrière est ouverte et après vous avez un trou noir », l’interroge maître Hélène Castello-Picard, avocate de plusieurs familles de victimes. La prévenue n’arrive pas à répondre, revient sur la scène d’après l’accident : « Quand je lève la tête, je vois les sièges. » Elle évoque la violence du choc dans lequel le car a été coupé en deux et les occupants et des sièges ont été projetés dehors.

La vision de cette scène traumatique la fait s’effondrer totalement, elle se met à sangloter sans réussir à se reprendre. La présidente suspend quelques minutes. Mais la prévenue, évacuée dans une salle jouxtant la salle d’audience, n’arrive pas à reprendre ses esprits, d’autant plus bouleversée qu’une des jeunes victimes va la voir.

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Après quelques minutes de suspension, la présidente du tribunal correctionnel, Céline Ballerini, indique : « On ne va pas pouvoir reprendre ce soir parce que je ne sais pas si elle sera en état, si elle va rester là où être évacuée. » « On a eu une semaine éprouvante donc le tribunal prend la décision de suspendre jusqu’à lundi », a-t-elle ajouté après quatre jours d’audience où il a beaucoup été question de « cette horrible journée du 14 décembre 2017 » avec le récit de 5 des 17 adolescents blessés.

La conductrice du bus a finalement été évacuée par les pompiers et ses avocats n’étaient pas en mesure de dire si elle serait présente pour la suite de ce procès, censé durer jusqu’au 7 octobre.


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