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À  l’université de Rennes, un atelier non mixte crée la polémique

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« Rien ne pourrait justifier cette non-mixité », assurent étudiants et représentants syndicaux de l’Union nationale interuniversitaire (UNI), par la voix de leur avocat. Tous dénoncent l’organisation par le service culturel de l’université de Rennes-2 d’un atelier informatique dédié à un logiciel musical « réservé aux femmes », comme le relaye Le Figaro Étudiant. « Mes clients ont été extrêmement choqués par le caractère “non mixte” de cet atelier », explique Me Frédéric-Pierre Vos, dans une lettre adressée à la présidente de l’université. Selon lui, « rien, absolument rien, ne permet de légitimer le caractère non mixte de l’atelier », ni sa thématique ni le programme en lui-même. L’avocat l’assure : « Ce logiciel n’a rien de bien sexué ou délicat à employer par des mains masculines. »

L’UNI dénonce dans un tweet « une dérive de l’idéologie woke (qui) s’étend dangereusement dans les universités françaises ». « La misandrie et le féminisme d’extrême gauche n’ont pas à être subventionnés », dénonce-t-il, rappelant que ces cours sont financés par l’université et donc « par tous ». 

L’université assure qu’il s’agit de favoriser la mixité dans le milieu artistique

Me Frédéric-Pierre Vos a dès lors appelé l’université à ouvrir cet atelier à tous les étudiants selon les principes de « l’égalité », « la non-discrimination » et « la neutralité » « inhérents à l’action du service public ».

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Interrogée par Le Figaro Étudiant, la direction de l’université se défend : « Le service culturel est parti du constat que la musique électronique est très représentée par les hommes. Nous voulons tendre une égalité homme-femme dans ce milieu artistique. C’est pourquoi nous avons décidé d’ouvrir l’atelier à 10 participants, uniquement des femmes », rapportent nos confrères.

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